Barbara Lecompte « L’encrier de madame de Sévigné »

Quatrième de couverture

Un mystérieux bureau chinois conservé dans un hôtel particulier du Marais, un manoir en Bretagne, un château en Provence et un trésor qui a traversé les siècles, la correspondance de madame de Sévigné. Fascinante marquise ! Nous la suivons, nous la devinons, arrimée à son écritoire, tour à tour profonde et drôle, mère inquiète, abusive, mais épistolière infatigable. Aussi friande de lectures au coin du feu que d’invitations royales, elle se révèle entre les pleins et les déliés de ses lettres autographes à la saveur incomparable. Barbara Lecompte ressuscite la marquise, dans une biographie originale, empruntant des chemins de traverse semés de plumes apprêtées et d’encriers de voyage.

Mon avis 

Par le biais de son bureau chinois et de son encrier, l’auteur nous parle de Madame de Sévigné. On l’imagine, assise à ce bureau, écrivant à sa fille ou à son cousin, passant des heures, plume à la main. Et c’est tout l’univers de cette épistolière qui est recréé et revit. Une biographie originale, qui part de détails pour dévoiler la personnalité du personnage! 

Citations

– Elle parfumait son papier et usait une quantité incroyable de plumes, des litres d’encre. À son écritoire, tour à tour amusée, triste ou taquine, elle se laissait guider par ses pensées. Libre.  (incipit) 

Note: 4/5

Arléa, 2017, 136p.

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Citation du jour

L’amour est un cristal qui se brise en silence . Olivier Descosse « Passé simple »

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Citation du jour

🇮🇹 Le donne che leggono sono pericolose… Perché non si annoiano mai, qualunque cosa accada hanno sempre una via di fuga, se ne infischiano se le fai troppo soffrire perché loro s’innamorano di un altro libro, di un’altra storia, e ti abbandonano. Le donne che leggono sono pericolose perché nutrono i loro sogni e non c’è nulla di più rivoluzionario di una donna che sogna di cambiare la propria vita… Daria Bignardi

🇫🇷 Les femmes qui lisent sont dangereuses… Parce qu’elles ne s’ennuient jamais, quoiqu’il arrive elle ont toujours une échappatoire, elles s’en foutent si on les fait trop souffrir parce qu’elles tombent amoureuses d’un autre livre, d’une autre histoire et elles t’abandonnent. Les femmes qui lisent sont dangereuses parce qu’elles nourrissent leurs rêves et il n’y a rien de plus révolutionnaire qu’une femme qui rêve de changer sa propre vie

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Brina Svit « Nouvelles définitions de l’amour »

Quatrième de couverture 

Suzanne est morte depuis un an quand Claude, son mari, découvre qu’elle avait un jardin et que quelqu’un continue à l’entretenir. Alma et Rudi sont écrivains tous les deux. Revenant en voiture d’une rencontre littéraire, ils font monter une inconnue qui attendait sous la pluie sur le boulevard périphérique et qui va les obliger à un drôle de choix. Il y a une seule femme qui me sourit en ce moment : c’est la caissière de mon G20, répond Paul, producteur de télévision quand on lui demande comment ça va depuis que sa femme l’a quitté, sans s’imaginer un instant qu’il pourrait se passer quelque chose entre eux. Et que dire de Sol qui déteste les fêtes de fin d’année et s’invente toutes sortes d’occupations le jour du réveillon de Noël, pour ne pas se retrouver seule et désespérée à la maison? Entrer dans un magasin de meubles contemporains, par exemple. Elle aurait bien besoin d’une table, elle n’en a pas, elle mange debout ou sur son canapé, explique-t-elle à Vincent,  impatient de fermer boutique, de récupérer champagne et foie gras au frigidaire et de rentrer chez lui. Mais que veut-elle, se demande-t-il, ému par son désarroi et son franc-parler. Et si soudain, comme par magie, ils voulaient la même chose? Dix nouvelles. Dix nouvelles définitions de l’amour. Parce qu’il y a toujours quelque chose à découvrir de soi-même, à inventer, à offrir à l’autre sans attendre quoi que ce soit en retour.

Mon avis

Autre coup de coeur de cette rentrée de janvier, ce joli recueil de nouvelles d’une auteur slovène écrivant en français dont j’ai dévoré tous les livres précédents, avec une tendresse toute particulière pour « Un coeur de trop » qui fait partie de mes livres préférés !!! Ces nouvelles nous entraînent de Paris à Buenos Aires, en passant par Ljubljana et Trieste, avec un petit saut à New-York un soir de tempête de neige… et s’il fallait choisir une de ces nouvelles, ce serait « Histoire écrite » la plus triste peut-être. À lire absolument.

Citations

– L’amour, ça s’arrose aussi, jour après jour, comme les salades.

– La pensée comme courage du désespoir…

– C’est dans tes priorités, le bonheur, la joie? La joie surtout?

– … c’est tout ce qu’il attend de la littérature : qu’elle le fasse pleurer et se réjouir pour quelqu’un d’autre que lui-même.

– C’est vrai qu’on regarde et qu’on se souvient avec notre imagination.

– …. le plus beau coucher de soleil au monde. Dans mon dos le golfe de Trieste et le château de Miramare, devant moi celui de Duino et le chantier naval de Monfalcone. Rien d’autre à l’horizon à part la mer argentée. Le soleil est une boule de feu qui glisse dedans.

– C’est la ville (Trieste) elle-même, le chef-d’œuvre , son esprit, son âme torturée qui parle plusieurs langues. Difficile d’avoir meilleur casting. Tout le monde est passé par là. Freud, Kafka, Rilke, Jules Verne, Stendhal… Puis Joyce, bien sûr… Il y a un vent qui souffle comme un fou, et une immense place, qui donne directement sur la mer.

– On a tous besoin d’un peu d’innocence et de féerie…

– Je ne connais qu’une façon d’aimer, inconditionnelle, fidèle et absolue.

Note: 5/5 💙

Gallimard, collection blanche, 256p.

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Citation du jour

C’est la ville (Trieste) elle-même, le chef-d’œuvre , son esprit, son âme torturée qui parle plusieurs langues. Difficile d’avoir meilleur casting. Tout le monde est passé par là. Freud, Kafka, Rilke, Jules Verne, Stendhal… Puis Joyce, bien sûr… Il y a un vent qui souffle comme un fou, et une immense place, qui donne directement sur la mer. Brina Svit « Nouvelles définitions de l’amour »

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Citation du jour

…. le plus beau coucher de soleil au monde. Dans mon dos le golfe de Trieste et le château de Miramare, devant moi celui de Duino et le chantier naval de Monfalcone. Rien d’autre à l’horizon à part la mer argentée. Le soleil est une boule de feu qui glisse dedans. Brina Svit « Nouvelles définitions de l’amour » Gallimard

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Citation du jour

… c’est tout ce qu’il attend de la littérature : qu’elle le fasse pleurer et se réjouir pour quelqu’un d’autre que lui-même. Brina Svit « Nouvelles définitions de l’amour (Gallimard)

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