Citation du jour

J’ai vécu dans les livres, pour les livres, par et avec les livres. Julian Barnes « Par la fenêtre  » (Folio)

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Citation du jour

Ce sont les romans qui disent le plus de vérité sur la vie : ce qu’elle est, comment nous la vivons, quel sens elle pourrait avoir, comment nous la goûtons et l’apprécions, comment elle tourne mal et comment nous la perdons. Les romans parlent à et émanent de tout ce que nous sommes – esprit, cœur, œil, sexe, peau, conscient et subconscient. Ils disent ce que c’est que d’être un individu, ce que signifie faire partie d’une société.ce que signifie être seul. Seul et pourtant en compagnie: telle est la position paradoxale du lecteur. Seul en compagnie d’un écrivain qui parle dans le silence de notre esprit. Et – autre paradoxe – cela ne fait aucune différence que cet écrivain soit vivant ou mort. Le roman rend des personnages qui n’ont jamais existé aussi réels que nos amis et des écrivains morts aussi vivants qu’un présentateur de télévision. Julian Barnes « Par la fenêtre » 

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Alexandre Dumas « L’assassinat de la rue Saint-Roch »

Quatrième de couverture

En 2013, une nouvelle oubliée d’Alexandre Dumas est exhumée par un chercheur italien: elle a été publiée en feuilleton dans un journal napolitain en 1860. En Italie, la découverte fait grand bruit. Aucune version en français n’était connue. Ou le manuscrit francais de « L’Assassinat de la rue Saint-Roch » est-il donc passé ?Jocelyn Fiorina, professeur enseignant fréquemment à l’université de Rome et grand lecteur de Dumas, se fait enquêteur littéraire  pour retrouver le manuscritinédit  perdu et percer son sens mystérieux. Son titre rappelle la nouvelle d Edgar A. Poe, « Double Assassinat dans la rue Morgue », les deux textes ont le meme cadre, Paris en 1832, et surtout « L’Assassinat de la rue Saint-Roch » débute par la mise en scène de la rencontre de Dumas avec Poe

Jocelyn Fiorina nous raconte la grande énigme que renferme le manuscrit de Dumas, et formule des hypothèses qui nous entrainent dans l’histoire méconnue des sociétés sécrètes, à visée révolutionnaire, au début des annees 1830, des deux côtés  de l’Atlantique

Pour la première fois, le texte de « L »Assassinat de la rue Saint-Roch » est restitue dans son intégralité en français.

Mon avis 

La rencontre entre Alexandre Dumas et Edgar Allan Poe. Et l’enquête qu’ils vont mener pour résoudre un crime que la police n’arrive pas à résoudre. Une courte nouvelle qui fait écho à celle d’Edgar Allan Poe « Double assassinat dans la rue Morgue »

Citations 

– S’il y a un pays où les vols et les assassinats sont fréquents, c’est Naples. S’il y a un pays où les vols et les assassinats restent impunis, c’est Naples. (Incipit)
– …la Vérité n’est pas toujours dans un puits, … je crois qu’elle est invariablement à la surface. Nous la croyons dans le fond d’une vallée, et c’est au sommet de la montagne que nous la découvrirons.

– un éclairage excessif affaiblit la pensée et la rend perplexe.

Note: 3,5/5

Mille et une nuits, 2015, 183p.

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Citation du jour

🇫🇷 Les livres que l’on se sent appelé à lire sans savoir pourquoi étant souvent l’expression du destin. Amélie Nothomb « Riquet à la houppe » (Albin Michel)

🇮🇹 I libri che ci sentiamo chiamati a leggere senza sapere perché, spesso sono un segno del testino. Amélie Nothomb « Riccardin dal ciuffo (Voland)- traduction de Isabella Mattazzi

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Le printemps dans la ville

Quelques photos

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Christine Féret-Fleury « La fille qui lisait dans le métro »

Quatrième de couverture 

Que vous aimiez lire dans votre bain ou par-dessus l’épaule de votre voisin, laisser votre roman dans un wagon de métro ou l’offrir à votre meilleure amie, partager vos lectures en famille ou seulement à deux, que vous collectionniez les marque-pages, les éditions rares ou les «poches» d’occasion, alors ce livre est fait pour vous…

Juliette prend le métro tous les jours à la même heure. La ligne 6, le métro aérien. Ce qu’elle aime par-dessus tout, c’est observer, autour d’elle, ceux qui lisent. La vieille dame, le collectionneur d’éditions rares, l’étudiante en mathématiques, la jeune fille qui pleure à la page 247. Elle les regarde avec curiosité et tendresse, comme si leurs lectures, leurs passions, la diversité de leurs existences pouvaient donner de la couleur à la sienne, si monotone, si prévisible. Jusqu’au jour où Juliette décide de descendre deux stations avant son arrêt habituel, et de se rendre à son travail en coupant par une rue inconnue ; un pas de côté qui va changer toute sa vie.

Mon avis

Un livre sur les livres,l’amour des livres et la transmission des livres. Une histoire un peu irréelle et déroutante, qui m’a laissé sur ma fin. À noter quelques beaux passages sur les livres et une jolie liste de livre à lire!

Citations

– J’ai toujours imaginé que le paradis serait une sorte de bibliothèque. Jorge Luis Borges « L’aleph » ( épigraphe)
– Elle avalait les Agathe Christie comme des bonbons…
– nous ne savons jamais ce que nous mettons dans les mots destinés à décrire les symptômes ou les affections dont nous souffrons
– Il parlait des livres comme d’êtres vivants – d’anciens amis, de redoutables adversaires parfois, certains faisant figure d’adolescents provocateurs et d’autres de vieilles dames piquant leur tapisserie au coin du feu. Il y avait dans les bibliothèques, selon lui, des savants grincheux et des amoureuses, des furies déchaînées, des tueurs en puissance, de minces garçons de papier tendant la main à de fragiles jeunes filles dont la beauté de désagrégeait à mesure que changeaient les mots pour la décrire. Certains livres étaient des chevaux fougueux, non dressés, qui vous emportaient dans un galop effréné, le souffle coupé, cramponnés tant bien que mal à leur crinière. D’autres des bateaux voguant paisiblement sur un lac par une nuit de pleine lune. D’autres encore, des prisons. Christine Féret-Fleury « La fille qui lisait dans le métro » p.97
– Fallait -il, se demanda-t-elleen fixant une araignée qui, dans un coin du plafond, tissait prestement une toile presque invisible, voyager dans les pays qu’on avait aimes en lisant? Ces pays existaient-ils d’ailleurs ? L’Angleterre de Virginia Woolfavait disparu aussi sûrement que l’Orient des Mille et une Nuits ou la Norvège de Sigrid Undset. A Venise, l’hôtel où séjournaient les personnages du roman de Thomas Mannne subsistaient plus qu’à travers les somptueuses images Luchini Visconti. Et la Russie… De la troïka des contes,qui glissait inlassablement dans la steppe, on voyait des loups, des cabanes montées sur des pattes de poule, d’immenses étendues enneigées, des bois noirs pleins de périls, des palais féeriques. On dansait devant le tsar sous les lustres de cristal, on buvait le thé dans des bols d’or, on se coiffait de toques de fourrure ( quelle horreur!) faites avec la peau d’un renard argenté.

Note:3,2 /5

Denoël, 2017, 173p.

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Citation du jour

Il parlait des livres comme d’êtres vivants – d’anciens amis, de redoutables adversaires parfois, certains faisant figure d’adolescents provocateurs et d’autres de vieilles dames piquant leur tapisserie au coin du feu. Il y avait dans les bibliothèques, selon lui, des savants grincheux et des amoureuses, des furies déchaînées, des tueurs en puissance, de minces garçons de papier tendant la main à de fragiles jeunes filles dont la beauté de désagrégeait à mesure que changeaient les mots pour la décrire. Certains livres étaient des chevaux fougueux, non dressés, qui vous emportaient dans un galop effréné, le souffle coupé, cramponnés tant bien que mal à leur crinière. D’autres des bateaux voguant paisiblement sur un lac par une nuit de pleine lune. D’autres encore, des prisons. Christine Féret-Fleury « La fille qui lisait dans le métro » p.97

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